José Menese : "Théâtre de l’Olympia. Paris" / "La palabra"

vendredi 3 avril 2020 par Claude Worms

José Menese : "Théâtre de l’Olympia. Paris" - LP RCA SPL 1-2286, 1974

José Menese : "La palabra" - LP RCA SPL 1-2413, 1976

"Era algo emocionante. José comunicaba con una fuerza increíble y el público pedía más y más cante. Había emoción en los rostros que testificaban la verdad del flamenco. El poeta Rafael Alberti, allí presente, era como el portavoz de emociones de numerosos españoles que aplaudían sin cesar." (Pepe Lamarca, cité par Génesis García Gómez : José Menese. Biografía jonda. Madrid, El País Aguilar, 1996. Page 121).

Le 24 novembre 1974, José Menese et Manolo Brenes donnent un récital à l’Olympia devant une salle comble - il récidivera en 1976 avec Enrique de Melchor (cf. ci-dessous : "Homenaje a José Menese"). Le cantaor chante pour un public majoritairement constitué d’exilés politiques espagnols : d’où la ferveur et l’émotion des échanges entre les deux musiciens et les spectateurs, qui attendent et espèrent l’annonce de la mort de Franco.

Dans un tel contexte, la plupart des textes des cantes (cf. ci-dessous : "Letras") sont plus que jamais des messages politiques (mirabrás, garrotín, tangos, siguiriyas) ou des ripostes virulentes aux attaques ad hominem qui pleuvent de toutes parts, non seulement de la droite conservatrice mais aussi de certains cercles de l’extrême gauche, ce qui le touche évidemment plus douloureusement (soleares, cantiñas) - cf. "Renuevos de cantes viejos" / "Cantes para el hombre nuevo".

Tel qu’il ressort de la sélection opérée par le label RCA ("Théâtre de l’Olympia. Paris"), le programme témoigne à la fois des permanences musicales et des évolutions initiées dans les deux albums précédents. D’une part, le fond de répertoire de José Menese reste identique à ce qu’il était dès le début de sa discographie, pour les soleares et les siguiriya notamment. Il montre une nette préférence pour les cantes de Jerez, Alcalá et Lebrija pour les premières, et pour les cantes de Jerez et Los Puertos pour pour les secondes - c’est pourquoi nous n’indiquons plus, sauf exceptions, les attributions des cantes dans les programmes des disques. Les incursions dans les corpus de Cádiz et Triana, sauf pour les cabales, sont plus rares, peut-être parce qu’il s’agit de compositions trop intimistes (Cádiz), ou au contraire trop mélodiquement démonstratives (Triana) pour un interprète qui préfère la tension dramatique à la sobre diction ou à l’efflorescence ornementale. Le musicien n’a de cesse de reprendre les mêmes cantes, dans des versions de plus en plus personnelles et à chaque fois distinctes - écoutez les deux siguiriyas de Juan Junquera. D’autant que le constant renouvellement des textes l’incite à creuser toujours plus profond : "Para mí es mucho más importante el rajo, romper la voz, que la melodía. La melodía se aprende, se amplía. Es como el surco del arado que, desde lejos, parece uniforme y todos pueden seguir. Pero al acercarte ves que no es uniforme, que en unos sitios el arado ahonda más que en otros" (cité par Génesis García Gómez. Ibid. page 221).

D’autre part, après les marianas, tangos del Piyayo et malagueñas de 1970 et 1971, Menese ajoute ici à son répertoire enregistré le garrotín et d’inattendus tangos de Triana dans la version transmise par Pepe el de la Matrona ("Trompezón que yo di, y a mí la gente me murmuró..."), très peu fréquentés à l’époque. Le disque est aussi une bonne occasion d’écouter Manolo Brenes plus longuement que dans les enregistrements en studio, ce qui est toujours un plaisir.

Cette même année 1974 voit la parution du double LP "... los que pisan la tierra" (RCA 2-2231). Nous ne nous étendrons pas sur ce disque qui fera l’objet d’un article ultérieur. Signalons cependant qu’on y trouve pour la première fois des granaínas, des mineras et des bamberas (dont le célèbre "Guerrillero, guerrillero, que bien me suena tu nombre"), et de nouvelles letras por garrotín. Dans la debla qui clôt l’enregistrement, José Menese s’en prend une fois de plus aux "puristes" qui s’opposent à toute innovation textuelle, surtout sociale ou politique - en claire allusion à la siguiriya attribuée à El Planeta ("A la luna le pido, la del alto cielo..."), supposée la plus ancienne, remontant dit-on au milieu du XIXe siècle, et répétée sempiternellement à l’identique : "Todo el que canta a la luna / es porque en la luna está, / que los que pisan la tierra / a la tierra cantarán.".

Comme de nombreux artistes de sa génération (Carmen Linares, Enrique Morente, Camarón de La Isla etc.), José Menese est soucieux de diversifier ses sources d’information, et devient progressivement un cantaor "encyclopédique", sans jamais renoncer à son esthétique du "rajo" (cf. ci-dessus) quel que soit le cante, fût-il réputé léger et de divertissement. Nous avons déjà signalé ce qu’il doit à Rafael Romero (petenera, garrotín, alboreás), auquel on pourrait ajouter Antonio "el Chaqueta" (romera et cantiñas), ou encore Bernardo "el de los Lobitos" (marianas). Le cantaor Fernando Montoro rapporte qu’il aurait organisé à Málaga une "réunion de cante" avec José Menese et le vétéran Manolo "el Herraor", qui aurait enregistré à cette occasion les tangos del Piyayo, au programme de l’album "Cantes para el hombre nuevo", et des malagueñas de La Trini et de Diego "el Perote" (cf. Génesis García Gómez. Ibid. page 205). Avec sa humilité habituelle, Enrique de Melchor confirme cet appétit d’apprendre : "Para mí ha sido muy importante el tocarle a José Menese, porque cuando empecé con él había estado en tablaos, en ballet, con Paco de Lucía había recorrido el mundo entero... Pero nunca había estado unido a los cantaores. José me enseñó un repertorio largo de cantes que apenas se hacen hoy (dans les années 1980-1990. NDR) y menos hace veinticinco años... En los tablaos, ya se sabe : soleá, alegrías, bulerías, tangos. Y ya está [...] Y de momento tuve que tocar farruca, garrotín, marianas..." (cité par Génesis García Gómez. Ibid. page 217).

"La palabra" ajoute deux nouveaux palos inédits à la discographie de José Menese, la farruca et la guajira. L’aimable guajira est métamorphosée en chronique au vitriol du paternalisme des familles latifundiaires (en l’occurrence, les Benjumea de La Puebla), avec la complicité empressée de l’Église, et de la Garde Civile en cas d’urgence. Mais, asséné inlassablement, liberté est mot-clé du disque de 1976, la palabra. Il est appliqué à tous les domaines possibles - aux luttes sociales et politiques, mais aussi à des options esthétiques auxquelles José Menese entend rester fidèle envers et contre tous : letras de combat et "rajo jondo" généralisé à tout le répertoire du cante. Forgée au cours des années 1970, et proclamée par tous ses enregistrements de l’époque, telle est la feuille de route à laquelle il se tiendra définitivement. "Firme me mantengo, / firme hasta la muerte. / Confirmo y afirmo / que no he de cambiar, / que como firme me he de sostener, / cuando muera dirán siempre : / murió pero firme fue." - José Menese chante ce texte por tiento dans "El viento solano" (Fonomusic CD-1205, 1993) ; deux ans plus tôt, "Firme me mantengo" était aussi le titre générique de son précédent album (Pasión Discográfica 513 815).

Claude Worms

A écouter sur Flamencoweb - 1976, Paris : entretien avec José Menese, Francisco Moreno Galván et Enrique de Melchor + enregistrement du concert de José Menese et Enrique de Melchor à l’Olympia.

Homenaje a José Menese

Photo : Quino Castro

Letras

"Théâtre de l’Olympia. Paris"

"Fuimos tirando" (mirabrás)

"¡ Ay ! Yo andaba tirando / ¡ Ay ! bocaos al aire, / unas veces de rabia / y otras de hambre y ¡ anda ! / que de mata en olivo / yo fuí arañando / y a trancas y barrancas / ¡ Ay ! fuimos tirando.

Que Dios te valga / si en la verea / viene la guardia.

Punta charol, capa y bota / a poquito a poco asoman, / igual que los grajos verdes / recortados en la loma. / ¡ Ay ! más te valiera / que las lunas y los soles / se confundieran.

Reniego yo, renegaré / del punto y hora / que la encontré.

Con mil suores / puse en mi puerta / siete faroles. / Verte y no verte / y el candíl de mi casa / no tiene aceite.

¡ Ay ! Me hago cruces, / que en el cabildo / falten las luces."

"Qué hermosa es la libertad" (garrotín)

"Y las dejas repeladas, / andas trasquilando ovejas, / con esas tijeras mismas / pueden cortarte a ti las orejas.

¡ Ay ! garrotín / ¡ Ay ! garrotán / con el mismo garrotín / tú a ti te darás.

¿ Es que aquí no sirve nadie ? / Siempre mandan los extraños, / no mira un ’aperaó’ / por la tierra como el amo.

Se ve que algo se barrunta, / otras cartas se barajan, / una calor recalmada / termina arrancando agua.

¡ Qué hermosa es la libertad ! / Y algunas veces cavilo / que siendo cosa tan grande / esté pendiente de un hilo."

"Que soy pieza de mal paño" (soleares - quatre premiers cantes)

"Que soy pieza de mal paño ; / a los hombres no se marcan / como ovejas de rebaño.

Yo no me ando por la rama / ¡ Ay ! aunque allí esté lo florido / ¡ Ay ! en el tronco está la savia.

¡ Ay ! Cuando eches el pie pa’lante, / ¡ Ay ! mira bien donde lo pones. / Pisas fuerte y no resbales, / que al que caiga, se lo comen.

Se sabe lo que es ser libre / ¡ Ay ! al perder la libertad. / No se aprecia la salud / sin sufrir antes enfermedad.

"El torrente de un arroyo" (romeras et cantiñas del Pinini)

"Entre verdad y mentira / ¡ Ay ! siempre vendrán de cava y camino. / Que a mí no me quita el sueño / el miedo del que dirán. / No me desvela / la algarabía que tan poco suena.

Que la subía hizo fama / ¡ Ay ! Qué mucho el vuelo que ha tomado. / ¡ Ay ! Que la torrente de un arroyo / ¡ Ay ! no crece con agua limpia. / Del garabito, pitos y flautas / se hacen las voces de la charanga.

De bravucones / ¡ Ay ! no me achican los pasos. / ¡ Ay ! que si así pisan bravos / ¡ Ay ! también un hombre. / ¡ Ay ! todo el que gallea, / sin cresta y sin plumas / siempre se queda.

"Piensa en que le puede doler" (tangos de Triana - premier cante)

" ¡ Ay ! a mí, me esta pareciendo a mí / que hay quien no lleva su carga. / Porque los más aliviados / sobre el más cargado descargan."

"Como aire solano" (siguiriyas et cabal)

"Apenas asoma / el aire solano, / como no deja derecho el espino, / ni hojita en el arbol. / Hay tiempos que corren / como aire solano.

Levanté los ojos, / todo lo ví arrasado ; / y ahora venimos recogiendo el fruto / que habíamos sembrado.

No puedo vivir, / ya no puedo más, / que las fatigas que me han oprimido / ¡ Ay ! me van a matar."

"La palabra"

"Cayó al suelo una paloma" (farruca)

"Cayó al suelo una paloma / que le partieron las alas. / Parece que convenía / que el vuelo no levantara.

Ramita de oliva / del pico cayó. / ¡ Ay ! rama de limonero, / ramita de oliva / limonero no.

Cerca del limón el aire, / los dos cerquita de ti. / Limón, el aire y la hoja / verde y picaíta del perejil."

"A la orilla de la mar" (tientos)

"Vengo yo de correr siete mares / con veinte horizontes / en barco de vela ; / de pisar muchas leguas de tierra / con distintos nombres / y distintas banderas. / Y en todos se pide o se guarda ya / el gran tesoro de la libertad.

Otros aires se respiran, / que los vientos que ahora corren / ya no son los que corrían.

Si me pierdo, que me busquen / a la orilla de la mar, / leyendo en el horizonte / la palabra libertad.

Un sí o un no, qué más da : / una cosa es que te dejen / y otra tener libertad."

"Una familia honorable" (guajiras)

"Esa familia honorable / de mi pueblo, donde dicen / que a mil ochocientos quince / se remonta su linaje. / Con un mediano pelaje, / pero llevaban prendido / un largo y sonado apellido, / dones, doñas y excelencias / y que traían con paciencia / a su pueblo protegido.

Ellos no malgastarían / en lujos y vanidad / sus obras de caridad, / que jamás olvidarían. / Eran de los buenos días / cuando pasaba algún pobre, / y algunos consejos nobles / que por caridad le daban / para que nunca olvidaran / quién le hacía estos favores.

Llevaban tierra de campo /en leguas de un lado para otro. / Y por si eso fuera poco, / regateaban a diario / el denigrante salario / que ganábamos, dejando / detrás de la yunta, arando, / o con la hoz en la siega, / sangre y sudor con la briega / gotita a gota en el campo.

Sabemos que algunos vais / los caminos desviando / - nos decían medio rezando - / Hijos, porqué os apartáis / si otro camino no hay / que el único y verdadero. / Ése que nos lleva al cielo / rechazando tentaciones, / que las ideas y ambiciones / son peligroso veneno.

En este pueblo han sembrado / que cualquiera puede aprender / y deberíais saber / que el leer puede ser pecado : / con que andarse con cuidado / y elegir bien la compaña, / que con tantas ideas extrañas / están vuestros sesos minando. / ¡ El diablo os va guiando, / que anda suelto por España !

Años de hambre venían, si uno malo, otro peor, / y no cuajaba una flor / por lluvias o por sequías. / Y la familia dio un día / con el remedio, a rezarle / de la mañana a la tarde / y en la comunión diaria, / plegarias y más plegarias / por los que morían de hambre.

Y se fueron agotando / estas quebrantadas vidas / que llevaban compartidas / de novena a balneario, / de la baraja al rosario. / Hasta que fueron muriendo / y poco a poco iban yendo / al cielo que bien ganaron, / y sus casas la heredaron / las monjas de un beaterio."

"Las campanas de mi pueblo (tangos)

"Ni a decir se atreve nadie / si la lluvia es buena o no : / vayan a pensar que abusa / de libertad de opinión.

Y para purgar los pecados / están poniendo en La Puebla / purgatorio de campanas / en lugar del de candelas.

Pegajoso sonsonete / o un tuntún aporreando, / las campanas de mi pueblo / nos están martirizando.

Ni llorarlo ni sentirlo : / un adiós, un buen viaje / y olvidar, ya estoy cumplido.

Viéndolo y no lo creía : / veinte mil misas de réquiem / cantas en un solo día."

"De qué fuerza se mantiene" (tarantas)

"De qué fuerza se mantiene, / que yo nunca he comprendido / cómo al suelo no se viene. / Si son puntales podridos / con lo que esto se sostiene.

Un golpe y otro podría / una fuerza quebrantar. / Gota a gota, noche y día, / siendo tan grande la mar, / hasta el mar se secaría."

"Al pueblo lo que es del pueblo" (soleares)

"Como el avaro el tesoro, / queriendo yo libertad / siempre me parece poco.

Don mucho y don más reparten / el sol, la tierra y el cielo / y nadie contó aquí nunca / con los derechos del pueblo.

Ya es tiempo de que se acaben / favores y privilegios. / Dar a Dios y al Rey lo suyo / y al pueblo lo que es del pueblo.

Cómo llego a confundir / el jaramago amarillo / y la blancura del jazmin."

"Echemos a caminar" (cartageneras)

"Me gustaría a mí tener, / para que el tiempo no corriera, / colgado en la pared / un relojito sin cuerda / con las manillas en las tres.

O la libertad o la muerte / es preciso conquistar. / Paso firme, vista al frente / y echemos a caminar / y que Dios reparta suerte."

"De una pieza me quedé" (alegrías)

"Triquitraque, paticorto, / pájaro tripón / sin plumas y con espolones / de peleón. / Te vi saltando en el coto / de la nación. / Que por las calles que pasas / te van poniendo / trapitos de colores / y sahumerio.

De golpe, a la par que entraba, / de una pieza me quedé / de encontrarme de repente / su retrato en la pared. / Pintado en un cuadro estaba, / a la puerta me salí / con tal no verle la cara.

Si el gobernante persigue / sin descanso al gobernado, / es igual que si la vida / se la comiera el vallao.

Hubo un rey que hacía / lo blanco negro. / Hizo que pareciera / lo malo bueno".

Programme des disques

"Fuimos tirando"
"Qué hermosa es la libertad"
"Que soy pieza de mal paño"
"El torrente de un arroyo"
"Piensa en que le puede doler"
"Como aire solano"

"Theâtre de l’Olympia. Paris" - José Menese (chant) / Manolo Brenes (guitare)

"Fuimos tirando" (mirabrás) / "Qué hermosa es la libertad" (garrotín) / "Que soy pieza de mal paño" (soleares) / "El torrente de un arroyo" (romeras et cantiñas del Pinini) / "Piensa en que le puede doler" (tangos de Triana, version Pepe de la Matrona) / "Como aire solano" (siguiriyas de Tío José de Paula, Tomás el Nitri (ou toná-liviana) et Juan Junquera)

"Cayó al suelo una paloma"
"A la orilla de la mar"
"Una familia honorable"
"Las campanas de mi pueblo"
"Qué dolor de pueblo"
"De qué fuerza se mantiene"
"Pañolito blanco"
"Al pueblo lo que es del pueblo"
"Echemos a caminar"

"La palabra - José Menese (chant) / duo Manolo Brenes et Enrique de Melchor (guitare) : farruca, tientos, guajiras tangos et alboreás / Manolo Brenes seul : siguiriyas et soleares / Enrique de Melchor seul : tarantas et cartageneras.

"Cayó al suelo una paloma" (farruca) / "A la orilla del mar" (tientos) / "Una familia honrable" (guajiras) / "Las campanas de mi pueblo" (tangos de Pastora Pavón "Niña de los Peines" et de Triana) / "Qué dolor de pueblo" (cabal de Silverio Franconetti et siguiriya de Juan Junquera) / "De qué fuerza se mantiene" (tarantas) / "Pañolito blanco" (alboreás) / "Al pueblo lo que es del pueblo" (soleares) / "Echemos a caminar" (alegrías)


"Cayó al suelo una paloma"
"A la orilla de la mar"
"Una familia honorable"
"Las campanas de mi pueblo"
"Qué dolor de pueblo"
"De qué fuerza se mantiene"
"Pañolito blanco"
"Al pueblo lo que es del pueblo"
"Echemos a caminar"
"De una pieza me quedé"
"Fuimos tirando"
"Qué hermosa es la libertad"
"Que soy pieza de mal paño"
"El torrente de un arroyo"
"Piensa en que le puede doler"
"Como aire solano"




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